DYS et sport professionnel : quand le haut niveau révèle les forces des profils atypiques
Le monde du sport professionnel compte de nombreux athlètes DYS qui ont transformé leurs profils neurologiques atypiques en avantages compétitifs. Voici comment et pourquoi.
Le sport de haut niveau : un environnement qui valorise d’autres compétences
Le sport de haut niveau évalue des compétences très différentes de celles valorisées à l’école. La vitesse de traitement de l’information visuelle et spatiale. La réactivité motrice et la prise de décision rapide. La résistance mentale à la pression et à l’échec. Et la capacité à maintenir une concentration intense pendant des périodes courtes et intenses. Ces compétences correspondent bien aux forces souvent associées aux profils DYS, notamment le TDAH et la dyslexie.
Le TDAH dans le sport de haut niveau
La prévalence du TDAH chez les athlètes de haut niveau semble supérieure à celle de la population générale selon plusieurs études. Cette sur-représentation s’explique par plusieurs mécanismes. L’hyperfocus du cerveau TDAH, dirigé vers un sport qui passionne, peut produire une qualité d’entraînement et de préparation exceptionnelle. La réactivité et la prise de décision rapide caractéristiques du TDAH sont des avantages dans de nombreux sports. Et la recherche de sensations fortes qui est un trait fréquent du TDAH pousse naturellement vers des pratiques sportives intenses.
La dyslexie et la pensée visuelle dans le sport
La pensée visuelle et spatiale souvent très développée chez les profils dyslexiques est un avantage dans les sports qui requièrent une lecture rapide et précise de l’espace : le football, le tennis, le basket-ball, le rugby. La capacité à anticiper les trajectoires, à lire les positions adverses et à identifier les espaces libres de façon quasi instantanée est une compétence que certains entraîneurs attribuent à un mode de traitement visuo-spatial particulièrement développé.
Ce que le sport enseigne sur l’inclusion
La réussite d’athlètes DYS au plus haut niveau illustre que les différences neurologiques ne sont pas des déficits universels mais des profils avec des forces et des faiblesses spécifiques selon les contextes. Dans les bonnes conditions, avec les bons aménagements et les bons défis, ces profils peuvent exceller. Cette leçon du sport de haut niveau devrait inspirer notre façon d’accompagner les enfants DYS dans tous les domaines de leur développement. Pour des ressources sur les forces des profils DYS et comment les développer, lesdys.fr propose des guides pratiques.