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Suspicion de dyslexie en CP : que faire dans les 30 premiers jours ?

Suspicion de dyslexie en CP : que faire concrètement dans les 30 premiers jours ?

Votre enfant est en CP et les premiers mois montrent des signaux inquiétants. La lecture ne décolle pas, les confusions de lettres s’accumulent, il rentre épuisé et découragé. Vous suspectez une dyslexie. Que faire dans les 30 premiers jours sans perdre de temps précieux ? Voici le plan d’action concret.

Jours 1 à 7 : observer et documenter

La première semaine est une semaine d’observation méthodique. Commencer à noter précisément les difficultés observées : quelles lettres confond-il ? Combien de temps passe-t-il sur une page de lecture ? Quelles tâches lui semblent particulièrement difficiles ? Y a-t-il des antécédents familiaux de difficultés de lecture ? Ces observations documentées sont précieuses pour le rendez-vous médical et pour le bilan orthophonique. Un journal de quelques lignes par jour pendant une semaine donne déjà une image claire et exploitable de la situation. Conserver également des photos de cahiers et de productions écrites qui illustrent les difficultés.

Jours 7 à 14 : prendre rendez-vous avec le médecin traitant

Prendre rendez-vous en urgence chez le médecin traitant ou le pédiatre dès la fin de la première semaine. Ce rendez-vous a deux objectifs principaux. Obtenir la prescription médicale pour un bilan orthophonique, indispensable pour le remboursement par la Sécurité Sociale. Et écarter d’autres causes possibles aux difficultés de lecture, notamment un déficit auditif non détecté ou des troubles visuels. Demander systématiquement un bilan auditif chez l’ORL et un bilan visuel chez l’ophtalmologue en parallèle du bilan orthophonique si ce n’est pas déjà fait. Ces bilans permettent d’éliminer des causes médicales traitables qui peuvent amplifier ou imiter les difficultés DYS.

Jours 7 à 14 : contacter l’école

Simultanément contacter l’enseignant principal pour un rendez-vous informel. Partager vos observations de façon positive et collaborative sans accuser ni alerter prématurément. L’objectif est d’avoir son regard sur les difficultés observées en classe et de commencer à construire une relation de confiance qui facilitera la mise en place future des aménagements. Demander si l’enseignant a observé des signaux similaires et comment il s’adapte déjà dans la classe.

Jours 14 à 30 : lancer la recherche d’un orthophoniste

Avec la prescription en main lancer immédiatement la recherche d’un orthophoniste spécialisé en dyslexie. Contacter simultanément 10 à 15 professionnels avec un message informatif précisant l’âge de l’enfant, les difficultés observées, la prescription disponible et les disponibilités horaires. Pendant cette période de recherche et d’attente commencer des activités de conscience phonologique à la maison : jeux de rimes, comptage de syllabes, identification des premiers sons. Ces activités ne remplacent pas la rééducation mais maintiennent l’enfant en activité phonologique pendant l’attente.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire

Attendre que ça passe : la dyslexie ne se résorbe pas spontanément. Multiplier les exercices scolaires supplémentaires à la maison en espérant accélérer les progrès : cela crée de l’anxiété sans améliorer les mécanismes sous-jacents. Et minimiser les difficultés aux enseignants par peur de stigmatiser : une communication ouverte et précoce avec l’école est toujours préférable. Pour trouver un orthophoniste disponible rapidement en cas de suspicion de dyslexie chez votre enfant de CP, professionnelsdys.fr propose un annuaire de professionnels spécialisés.

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