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Les DYS et l’emploi : ce que les RH doivent savoir

Les DYS et l’emploi : ce que les responsables RH doivent savoir

Les troubles DYS concernent environ 6 à 8 % de la population adulte. Dans une entreprise de 100 salariés cela représente statistiquement 6 à 8 personnes présentant un trouble DYS, souvent non diagnostiqué et non accompagné. Les responsables RH qui comprennent ces troubles peuvent transformer des situations d’échec professionnel en succès en adaptant simplement les conditions de travail. Voici ce qu’ils doivent savoir.

Les troubles DYS les plus fréquents en entreprise

La dyslexie est le trouble le plus répandu et le plus visible en milieu professionnel. Elle impacte la rédaction des emails et des rapports, la lecture des documents longs et la prise de notes en réunion. La dyspraxie affecte l’organisation du bureau, la gestion du temps et parfois les compétences informatiques. La dyscalculie impacte les tâches comptables, la lecture des tableaux de données et la gestion des budgets. Et le TDAH se manifeste par des difficultés à maintenir la concentration dans les environnements ouverts bruyants, à respecter les délais et à gérer les priorités multiples.

Ce que ces troubles ne sont pas

Il est essentiel que les RH comprennent ce que les troubles DYS ne sont pas. Ce ne sont pas des signes de faible intelligence : de nombreux salariés DYS ont des compétences intellectuelles remarquables qui sont masquées par leurs difficultés dans certains domaines spécifiques. Ce ne sont pas des problèmes de motivation ou d’attitude : un salarié dyslexique qui met deux fois plus de temps à rédiger un email ne manque pas de volonté, il doit fournir deux fois plus d’effort pour le même résultat. Et ce ne sont pas des handicaps insurmontables avec les bons aménagements.

Les aménagements simples et efficaces

La plupart des aménagements utiles pour les salariés DYS sont simples à mettre en place et peu coûteux. Des logiciels de correction orthographique performants comme Antidote. La dictée vocale pour la rédaction des documents. Des délais supplémentaires pour les tâches écrites importantes. Des réunions avec un ordre du jour écrit envoyé en avance. Et des espaces de travail calmes pour les profils TDAH. Ces aménagements peuvent être mis en place via le médecin du travail sans que le salarié ait à révéler son diagnostic à ses collègues.

Le cadre légal : RQTH et obligations de l’employeur

Un salarié ayant obtenu la RQTH peut demander des aménagements de son poste de travail financés par l’AGEFIPH. L’employeur a l’obligation légale de prendre des mesures raisonnables pour adapter le poste de travail aux besoins du salarié handicapé. Le refus non justifié d’aménagement peut constituer une discrimination. Et le médecin du travail joue un rôle pivot dans la recommandation et la mise en place de ces aménagements de façon confidentielle.

Les forces que les salariés DYS apportent

Au-delà des aménagements nécessaires les RH qui comprennent les troubles DYS savent aussi identifier et valoriser les forces spécifiques que ces profils apportent souvent. La pensée visuelle et systémique des profils dyslexiques. La créativité et la pensée latérale du TDAH. La résilience et la capacité d’adaptation développées par des années de vie avec un trouble non compensé. Et l’empathie et les compétences relationnelles souvent très développées chez les profils DYS. Pour des ressources sur l’accompagnement des adultes DYS en entreprise, professionnelsdys.fr propose des guides pratiques.

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