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Témoignage : comment nous avons bataillé 2 ans pour obtenir l’AESH de notre fils

Témoignage : comment nous avons bataillé pendant 2 ans pour obtenir l’AESH de notre fils dyspraxique

Lucie et Marc sont parents de Maxime, 11 ans, diagnostiqué dyspraxique sévère à 6 ans. Il leur a fallu deux ans de démarches, de refus et de recours pour obtenir l’AESH auquel Maxime avait droit. Ils racontent ce parcours du combattant avec lucidité et sans amertume excessive.

Le début des démarches : l’optimisme des débuts

Quand l’ergothérapeute de Maxime nous a recommandé de déposer un dossier MDPH pour obtenir un AESH nous étions en CE1. Maxime avait un PAP mais ses difficultés étaient trop importantes pour être compensées par les seuls aménagements pédagogiques. Il perdait un temps considérable à chercher ses affaires, à installer son ordinateur, à s’organiser. La moitié de son énergie cognitive partait dans l’organisation matérielle au lieu d’aller vers les apprentissages. Nous avons constitué un dossier avec tous les bilans, le bilan de vie détaillé et les attestations des professionnels. Nous étions confiants.

Le premier refus : la douche froide

La commission a rendu sa décision cinq mois après le dépôt du dossier : refus d’AESH. La justification était que les difficultés de Maxime, bien que réelles, ne justifiaient pas une aide humaine permanente et que les aménagements PAP étaient suffisants. Nous étions effondrés. Son ergothérapeute était stupéfaite. Elle a rédigé une lettre très détaillée expliquant pourquoi, de son point de vue de professionnelle, les aménagements PAP seuls étaient insuffisants pour Maxime.

Le recours amiable : renforcé mais encore refusé

Nous avons déposé un recours amiable en renforçant considérablement le dossier. Nous avons ajouté un bilan de vie encore plus détaillé avec des exemples concrets et chronométrés des difficultés quotidiennes. Un bilan neuropsychologique complémentaire. Et des lettres de l’ergothérapeute, de l’orthophoniste et de l’enseignante. Six mois plus tard deuxième refus, légèrement motivé différemment mais toujours négatif.

Le recours contentieux : la victoire au tribunal

Nous avons saisi le tribunal judiciaire avec l’aide d’une association de parents DYS qui nous a orientés vers un avocat spécialisé dans le droit du handicap. La procédure a duré sept mois supplémentaires. Mais le tribunal a finalement donné raison à Maxime et a ordonné à la MDPH de lui accorder un AESH à mi-temps. Ce jugement a été appliqué pour la rentrée de CM2, deux ans après notre première demande.

Ce que cette bataille leur a appris

Un dossier bien construit dès le départ fait une vraie différence. Le bilan de vie est la pièce la plus importante et doit être extrêmement précis et illustré. Les associations de parents DYS sont des alliés précieux pour comprendre les recours et trouver les bons soutiens. Et ne jamais renoncer après un premier refus : le recours contentieux existe et il fonctionne. Pour des ressources sur les démarches MDPH et les recours pour les enfants DYS, professionnelsdys.fr propose des guides pratiques.

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