Droits DYS à l’université : le guide complet pour les étudiants
Entrer à l’université avec des troubles DYS sans connaître ses droits c’est s’exposer à des difficultés inutiles. Voici le guide complet des droits disponibles et comment les activer dès la première inscription.
Le service handicap de l’université : première étape obligatoire
Chaque université française dispose d’un service d’accompagnement des étudiants en situation de handicap, parfois appelé Mission Handicap ou SUAPS selon les établissements. Contacter ce service dès l’inscription est la première étape indispensable. Ce service constitue un Plan d’Accompagnement des Études qui liste l’ensemble des aménagements accordés pour les cours et les examens. Il coordonne avec les enseignants et les services de scolarité. Et il peut orienter vers d’autres ressources de l’établissement comme le service psychologique ou le service social.
Les aménagements disponibles à l’université
Les aménagements à l’université sont similaires à ceux du lycée mais adaptés au contexte de l’enseignement supérieur. Le tiers-temps lors de tous les examens et contrôles continus. L’utilisation d’un ordinateur avec correcteur orthographique lors des évaluations écrites. Des supports de cours fournis en avance en format numérique pour permettre l’utilisation de la synthèse vocale. Des salles d’examen adaptées séparées des autres étudiants pour certains profils. Et dans certains cas un secrétariat ou une aide à la frappe pour les profils dont l’écriture est très déficitaire.
La RQTH étudiant : ouvrir des droits supplémentaires
Les étudiants peuvent demander la RQTH à la MDPH. Cette reconnaissance ouvre des droits financiers supplémentaires. Des bourses spécifiques pour étudiants handicapés accordées par le CROUS. Des aides de l’AGEFIPH pour l’adaptation du matériel informatique. Et dans certains cas un accompagnement par Cap Emploi pour la recherche de stage ou d’alternance.
Comment maintenir le suivi thérapeutique à l’université
L’arrivée à l’université avec ses nouvelles exigences peut réactiver des difficultés. Il est recommandé de maintenir un contact minimal avec l’orthophoniste ou l’ergothérapeute qui suivait l’étudiant au lycée, même à raison d’une séance par mois, pour adapter les stratégies compensatoires aux nouvelles exigences. Et si des difficultés nouvelles apparaissent ne pas attendre qu’elles s’aggravent pour consulter. Pour des ressources sur les droits des étudiants DYS à l’université, professionnelsdys.fr propose des guides pratiques.