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Témoignage : papa d’un enfant TDAH, comment j’ai changé ma façon de voir mon fils

Témoignage : papa d’un enfant TDAH, comment le diagnostic a changé ma façon de voir mon fils

François a 41 ans. Papa de Mathis, 11 ans, diagnostiqué TDAH avec hyperactivité à 8 ans. Il parle avec honnêteté de sa résistance initiale au diagnostic, de sa transformation progressive et de ce que ce parcours a changé dans sa relation avec son fils.

Avant le diagnostic : la résistance du père

Je vais être honnête : j’ai longtemps été le frein dans notre famille. Ma femme évoquait depuis des années un possible TDAH pour Mathis. Moi je ne voulais pas entendre ça. Dans ma tête le TDAH c’était une excuse pour des enfants mal élevés et des parents qui ne savaient pas être fermes. Mathis était difficile, certes. Mais il avait juste besoin de cadre et de discipline. Je le croyais vraiment. Et j’étais convaincu que consulter un psy pour un enfant qui n’arrivait pas à rester assis en classe était une forme de lâcheté parentale. Je ne suis pas fier de cette pensée rétrospectivement.

Le diagnostic : la résistance qui cède

Quand le pédopsychiatre nous a expliqué les résultats du bilan j’ai d’abord cherché à contredire. Mais les données étaient là, objectives, mesurées, comparées à des normes. Mathis n’était pas mal éduqué. Son cerveau fonctionnait différemment. La dopamine ne circulait pas de la même façon dans ses circuits attentionnels. Ce n’était pas ma faute. Ce n’était pas sa faute. C’était neurologique. J’ai mis quelques semaines à vraiment intégrer ça. Mais quand c’est rentré ça a tout changé.

Ce qui a changé dans ma façon de voir Mathis

Avant le diagnostic je voyais un enfant qui résistait, qui refusait, qui testait les limites. Après je voyais un enfant qui faisait un effort colossal pour fonctionner dans un monde qui n’était pas conçu pour son cerveau. Cette transformation du regard a changé mes réactions. Moins de punitions pour des comportements qui n’étaient pas de la mauvaise volonté. Plus de patience face à des difficultés qui avaient une cause réelle. Et surtout plus de moments où je lui ai dit qu’il était capable plutôt que des moments où je lui ai dit qu’il ne faisait pas d’efforts.

Son message aux pères qui résistent

Si vous êtes le père qui résiste à la consultation ou au diagnostic, c’est probablement parce que vous aimez votre enfant et que vous ne voulez pas lui coller une étiquette. Je comprends. Mais le diagnostic n’est pas une étiquette : c’est une explication. Et votre enfant mérite cette explication. Pour des ressources sur le TDAH et le parcours des familles, letdah.fr propose des guides pratiques.

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