Richard Branson dyslexique : comment le fondateur de Virgin a fait de son trouble un moteur entrepreneurial
Richard Branson est l’un des entrepreneurs les plus connus et les plus admirés au monde. Il est également l’une des personnalités les plus célèbres à avoir parlé ouvertement et avec enthousiasme de sa dyslexie sévère. Son parcours est l’un des exemples les plus documentés de la façon dont les forces associées aux profils dyslexiques peuvent devenir des avantages compétitifs extraordinaires.
Une scolarité catastrophique par un enfant brillant
Richard Branson est né en 1950 en Angleterre. Sa dyslexie était sévère et ses années scolaires ont été marquées par des résultats catastrophiques et des humiliations répétées. Son directeur d’école lui a prédit à 15 ans qu’il finirait soit en prison soit millionnaire. Il a quitté l’école à 16 ans sans aucun diplôme, incapable de s’adapter à un système qui ne comprenait pas sa façon d’apprendre et qui n’avait rien à lui offrir de positif. Ce départ précoce du système scolaire, qui semblait une catastrophe à l’époque, s’est révélé rétrospectivement une libération vers un terrain où ses forces naturelles pouvaient enfin s’exprimer.
Les forces de la dyslexie dans l’entrepreneuriat
Branson décrit sa dyslexie comme l’une des clés de son succès entrepreneurial. Sa difficulté avec les textes longs et complexes l’a obligé à développer très tôt une pensée orientée vers l’essentiel : ce qui est simple, clair et compréhensible. Une note de service qui dépasse une page a de bonnes chances de ne pas être lue, dit-il régulièrement. Cette contrainte cognitive imposée par sa dyslexie a paradoxalement produit un style de leadership et de communication remarquablement efficace. Sa pensée visuelle et systémique lui permet de saisir rapidement les grandes structures d’une situation d’affaires sans se perdre dans les détails. Et sa mémoire remarquable des conversations et des personnes, développée en compensation de ses difficultés avec l’écrit, est souvent citée par ses collaborateurs comme l’une de ses forces relationnelles distinctives.
Les stratégies compensatoires de Branson
Richard Branson est d’une franchise remarquable sur ses stratégies compensatoires. Il délègue tout ce qui implique de la lecture et de la rédaction intensive à des collaborateurs de confiance. Il s’entoure de personnes dont les forces complètent ses faiblesses. Et il maintient dans ses entreprises une culture de communication orale et visuelle qui convient à son profil et qui s’est révélée bénéfique pour l’ensemble de ses organisations. Cette conscience de ses faiblesses et cette capacité à les compenser intelligemment illustrent une métacognition remarquable qui est elle-même une compétence exécutive de haut niveau.
Son engagement pour les enfants DYS
Richard Branson s’est engagé publiquement en faveur de la reconnaissance des troubles DYS et d’un système éducatif plus adapté aux profils d’apprentissage variés. Il a créé des fondations qui soutiennent des initiatives éducatives innovantes pour les enfants DYS. Et il prend régulièrement la parole dans les médias pour démystifier la dyslexie et encourager les enfants qui en souffrent à voir leurs difficultés non comme des défauts mais comme une différence qui peut devenir une force dans les bons contextes. Pour des ressources sur les forces des profils dyslexiques, ladyslexie.fr propose des portraits et des guides pratiques.