DYS et alimentation : existe-t-il des liens nutritionnels a connaitre ?
Les liens entre alimentation et troubles DYS font l’objet de nombreuses recherches et de beaucoup d’idees recues. Que dit vraiment la science sur ce sujet ? Certains nutriments peuvent-ils vraiment influencer les symptomes ? Voici un tour d’horizon rigoureux et objectif.
Les omega-3 : la piste la mieux documentee
Parmi toutes les interventions nutritionnelles etudiees en lien avec les troubles DYS, la supplementation en acides gras omega-3, notamment les acides EPA et DHA, est celle qui dispose du plus grand nombre d’etudes positives. Plusieurs meta-analyses ont montre des effets benefiques modestes mais significatifs de la supplementation en omega-3 sur l’attention et les comportements hyperactifs dans le TDAH, et des ameliorations modestes de la fluence de lecture dans la dyslexie. Ces benefices restent moderes et ne remplacent pas la reeducation specialisee, mais ils constituent une aide complementaire raisonnable. Les omega-3 sont naturellement presents dans les poissons gras, sardines, maquereau, saumon, et des complements alimentaires bien toleres sont disponibles.
Le sucre et les additifs : les idees recues
L’idee que le sucre aggrave le TDAH est tres repandue mais scientifiquement infirmee. Des etudes rigoureuses en double aveugle n’ont pas trouve de lien significatif entre la consommation de sucre et l’aggravation des symptomes TDAH. En revanche certains colorants alimentaires artificiels comme la tartrazine ont montre des effets sur les comportements hyperactifs dans plusieurs etudes. Eviter les aliments ultra-transformes riches en additifs est une precaution raisonnable sans etre un traitement en soi.
Le gluten et la caseine : peu de preuves solides
Certains parents rapportent des ameliorations apres l’elimination du gluten et de la caseine. Les etudes scientifiques ne confirment pas d’effet general de ces regimes sur les symptomes DYS en l’absence de veritable intolerance ou allergie. Ces regimes restrictifs sont en outre difficiles a maintenir et peuvent entrainer des carences nutritionnelles. Ils ne sont recommandes que pour les enfants presentant une veritable intolerance diagnostiquee.
L’alimentation equilibree : la base indiscutable
Si les interventions nutritionnelles specifiques ont des effets limites, une alimentation equilibree riche en fruits, legumes, proteines et acides gras sains reste la base d’une bonne sante cerebrale. Un cerveau bien nourri dispose de meilleures ressources pour gerer les deficits neurologiques des troubles DYS. Pour des informations sur les approches complementaires dans le parcours DYS, professionnelsdys.fr propose des guides bases sur les donnees scientifiques actuelles.